La culture bolivienne à travers le carnaval d’Oruro

Un séjour sur le territoire bolivien est une occasion de découvrir la plus grande fête du pays, le carnaval d’Oruro. Cet événement culturel entre dans le cadre du festival Ito, en l’honneur du peuple Uru. Il est célébré chaque année dans la commune d’Oruro, la capitale du folklore de la Bolivie. À noter que ce carnaval occupe une place dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2008. Il a lieu chaque mois de février.

Les festivités commencent par une longue procession dans la ville

Le carnaval d’Oruro, c’est quatre jours de spectacle qui constitue une expérience mémorable pour les voyageurs. Il s’agit de l’une des plus grandes festivités de l’année bolivienne. Cet événement se caractérise, outre son importance, par un mélange de croyances religieuses chrétiennes et précolombiennes. Il célèbre la Virgen del Socavon qui est représentée par une imposante statue de 45 m de haut sur les hauteurs de la ville. Le symbolisme est également représenté dans les processions et les danses.

Les fêtes démarrent par une grande procession dans la ville d’Oruro, pendant laquelle environ 30 000 danseurs traditionnels défilent sur un parcours de plus de 3 km. La procession dure pendant près de vingt heures. Les danses réalisées représentent l’expression des traditions locales de chaque région. Certaines d’entre elles racontent des épisodes de l’histoire du pays, à l’instar de l’arrivée des esclaves venus d’Afrique. Il faut noter que le choix de la ville d’Oruro n’est pas un hasard. En effet, il s’avère que c’était un site de cérémonies précolombien, notamment, avant l’arrivée des colons espagnols. La population y pratiquait des hommages et des danses au nom de leurs divinités.

La culture bolivienne à travers le carnaval d’Oruro
La culture bolivienne à travers le carnaval d’Oruro

Des danses traditionnelles qui racontent en partie l’histoire du pays

Divers types de danses traditionnels sont à découvrir durant le carnaval coloré d’Oruro. La « diablada » signifie littéralement « la danse des diables ». Celle-ci est originaire de la ville. C’est la danse la plus connue dans le pays. Elle représente le combat entre les anges et les démos. Les hommes représentent des diables dans des costumes colorés, tandis que les femmes font les anges, vêtues de blanc. Il y a, en outre, la Morenada qui est une danse typique à découvrir lors d’un voyage en bolivie. Elle a puisé son origine à l’époque coloniale, et représente les conditions difficiles des esclaves africains qui travaillaient dans les mimes de Potosi. Les « caporales » sont une autre danse à découvrir pendant le carnaval d’Oruro. Celle-ci est un dérivé de la Saya, mais aussi du Tundiqui. Elle représente l’autorité du caporal qui était choisi pour surveiller les esclaves à l’époque de la colonisation. Les danseurs portent des costumes colorés. La chorégraphie est très acrobatique et rythmée. Les femmes agitent sensuellement les hanches et sont vêtues de jupes courtes.

Des théâtres pour clôturer la semaine du carnaval

La procession s’achève par la présentation de pièces de théâtre. Ces dernières sont conçues pour rappeler les mystères médiévaux. L’une des pièces à ne pas manquer durant un séjour à Bolivie a comme thème la conquête espagnole et une autre autour de la bataille classique, celle entre le bien et le mal. Cette dernière représente l’archange Michel qui triomphe du diable, mais aussi des 7 péchés capitaux. Son adoption a été introduite en 1818 par le clergé catholique.

 

 

 

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